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Le laboratoire Cosmetic Safety Assessment UK réalise les dossiers cosmétiques pour les savons Airmeith selon le règlement Européen (CE) 1223/2009. 

Nous vous presentons nos savons avec un étiquetage conforme, destiné à vous informer  sur la nature du produit, sa composition, sa fonction, ses précautions d’emploi et ses conditions de conservation . Certains composés naturels contenus dans les savons peuvent présenter un risque d’allergie chez certaines personnes sensibles.

En règle générale, faites toujours un test d’application de votre préparation, dans le pli du coude, au moins 48h avant de l’utiliser. 

AVERTISSEMENT: Les informations sur nos produits sont données à titre informatif, elles ne sauraient en aucun cas constituer une information médicale, ni engager notre responsabilité. Pour tout usage dans un but thérapeutique, consultez un médecin.

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© 2018 Airmeith Savonnerie de Caylus SIRET 82892804400019

Les origines du Savon

Selon les historiens, le savon est apparu il y a plus de 4500 ans.

Il n'était bien sûr pas composé avec les mêmes produits qu'aujourd'hui  mais les principes de la saponification sont presque les mêmes.   C'est à dire que  la saponification se produit lorsque des graisses et huiles (les acides) se combinent avec un agent alcalin.

 

En effet, les Sumériens, un  peuple de Mésopotamie, le fabriquaient sous forme de pâte à base de graisse animale et de carbonate de potassium, (alcalin) tout comme les Égyptiens, qui y font allusion dans certains papyrus.

 

En revanche, il ne servait pas à la toilette quotidienne mais pour se blanchir les cheveux, ou contre les maladies de peaux. Au temps de l'Égypte ancienne, on se frottait le corps avec du bicarbonate de soude à l'état naturel, appelé “natron“, mélangé une pâte de cendres et d'argile.

 

En 2000 avant Jésus-Christ, les Sumériens fabriquaient déjà une pâte faite d'huile, d'argile et de cendres qui ressemblait à un savon mou. Mais ce n'est qu'à partir du IIème siècle après J.C. que les Romains l'utiliseront pour se laver.

 

Les Arabes, quant à eux, le développeront en y ajoutant des cendres de plantes maritimes contenant de la soude.   

 

Au IVème siècle, on retrouve une pâte de cendres et de graisse animale sous le nom de "sapo" d'origine gallo-romaine.

 

Moyen Age

Au XIIème siècle, les Egyptiens, Tunisiens et les Perses faisaient commerce du savon qui restait un produit fort coûteux et confidentiel, l'hygiène n'étant pas la préoccupation première au Moyen-Age.  On apprend que la graisse animale employée était le suif de chèvre et que les cendres étaient issues du hêtre et du varech.

 

Ce n'est qu'au XIIIème siècle que le savon subit une révolution, la graisse animale est remplacée par l'huile d'olive, ce qui rend le savon plus ferme. C'est le savon de Marseille.

 

Le premier savonnier marseillais officiel apparaît en 1371 et s'appelle Crescas Davin.

 

La Renaissance 

 

A la Renaissance et durant trois à quatre siècles, le savon cède peu à peu la place au parfum, qui était censé protéger des maladies contagieuses comme la peste.

 

L'eau du bain devait être transportée avec des seaux, puis chauffée, ce qui pouvait être parfois compliqué. C'est pourquoi l'on se contentait d'un ou deux bains par an. Le savon, alors, est généralement la résultante d'un alcali (sel extrait de cendres ), mélangé à un corps gras.

 

Au XVème siècle, les premières savonneries industrielles marseillaises exportent leur production, imitant le savon d'Alicante, puis embauchent du personnel qualifié dans toute la Méditerranée, ce qui leur permettra de perfectionner leurs techniques et d'exporter davantage.

 

Au XVIIème siècle, la consommation de savon est en augmentation car son usage tend à se généraliser, pour le lavage du linge notamment.

Fin XVIIème, Marseille exporte à travers le monde.

À partir du 18ème Siècle

On trouve deux sortes de savons pour des usages différents. Le savon blanc pour les soyeux, bonnetiers, filateurs, teinturiers, blanchisseurs et parfumeurs et le savon marbré pour le dégraissage des laines, les ménages et les colonies. La fabrication est alors la principale ressource de Marseille.

 

En 1783, un chimiste suédois du nom de Carl Scheele, obtient une substance à qui l'on donne, aujourd'hui, le nom de glycérine. 

 

En 1801, l'importation de matières premières pour le savon est bloquée par les Anglais. L'embargo fait augmenter le prix de l'huile d'olive et oblige les fabricants à utiliser l'huile de noix, de colza ou de lin. 

 

En 1810, chaque savonnier devait appliquer sa marque et garantir la qualité de son savon et une commission de contrôle veillait au bon respect de la confrérie. Les savonniers décident de se passer des négociants et l'on incorpore désormais 10 à 20% d'huile de palme et de coco dans la masse d'huile utilisée. 

 

C'est un autre chimiste d'origine française, Michel Chevreul, qui publie une théorie exacte de la saponification, et avec Gay-Lussac, fait breveter un procédé d'extraction des acides gras du suif donnant naissance à une nouvelle matière première, l'oléine.  J.D. Rougier, lui, invente un procédé qui blanchit l'huile de palme et permet d'obtenir un savon blanc.

 

Dès la seconde moitié du XIXème siècle, les usines ferment les unes après les autres car peu mécanisées. Les habitudes des consommateurs évoluent, la population consomme progressivement d'autres huiles que huile d'olive. On voit alors apparaître de nouvelles recettes de savon à l'huile de lin, de sésame, ou d'arachide, ce qui permet d’élargir la gamme proposée.

 

Des notions d'hygiène élémentaire se répandent peu à peu en Europe et vers 1880 la tendance s'inverse avec des  manufactures capables de produire 12500 tonnes de savon par an.

De Nos Jours

Au XXème siècle, l'usage du savon est passé dans les mœurs bien que certaines études sur l'hygiène laissent à penser le contraire. Les savonneries fusionnent avec les huileries pour créer de nouveaux débouchés. Entre 1920 et 1930 la concurrence s'intensifie avec la survenue des détergents synthétiques aussi appelés agents tensioactifs.

A la fin du XXème siècle, l'usage intensif des poudres à laver, des gels de bain moussants et autres savons liquides,  a commencé à voir une augmentation du nombre de personnes souffrant de maladies dermatologiques qui continue aujourd'hui parce que on retrouve ces agents dans les shampooings, les gels douches et les “savons sans savon“.

 

Ces derniers se sont installés sur la croyance de l'effet déshydratant du savon alors qu'au contraire, les savons à la glycérine, saponifié à froid, respectent parfaitement l'épiderme.

 

 

Savon sans Savon
Détergents Synthétiques
Savon du Moyen Age
Suif de Chèvre
La Rennaissance
Le savon cède peu à peu la place au parfum
J D Rougier
Savon Blanc